Nicolas Oudot, Troyes, ca. 1600

Dette er teksten fra mændenes dans, der blev udgivet af Nicolas Oudot i Troyes, ca. 1600.

Autoriteten

         L'AVTHEVR
   O creature raisonnable
Qui desire vie eternelle
Tu as cy doctrine notable
Pour bien finer vie mortelle
La dance Macabre s’appelle
Qui chacun a danser apprend
A l'homme & femme est naturelle
Mort n’espargne petit ne grand.

         [Authority]
   En ce miroër chacun peut lire
Qu'il luy conuient ainsi danser
Sage est celuy qui bien se mire
La mort le vif faict aduancer
Tu vois le plus grand commencer
Car il n’est nul que mort ne fiere
C’est piteuse chose y penser
Tout est forgé d’vne matiere

Fire musikere

         Le premier mort.
Vous qui par diuine sentence
Qui viuez en estatz diuers
Tous danserez en ceste danse
Vne fois & bons & peruers
Et si seront mangez de vers
Vos corps, helas regardez nous
Mors, pourris, puants descouuers
Comme sommes, telz serez vous.

         Le second mort.
Dictes nous par quelles raisons
Vous ne penser point à mourir
Quand la mort va en vos maisons
Huy l'vn, demain l'autre querir
Sans qu'on vous puisse secourir
Cest mal vescu, de ny penser
Et trop grand danger de perir
Force est qu'il faille ainsi dancer.

         Le tiers mort.
Entendez ce que ie vous dictz
Ieunes & vieux petits & grands
De iour en iour, selon les dictz
Des sages vous allez mourant
Car vos cœurs vont diminuant
Pourquoy tous serez trespassez
Ceux qui viuent pres de cent ans
Las cent ans seront tost passez.

         Le quart mort.
Deuant qu’il soyent cent ans passez
Tous les viuans comme ie dictz
De ce monde seront passez
En enfer ou en Paradis
Mon compagnon, mais ie te dictz
Peu de gens sont qui ayent cure
Des trespassez, ne de noz dictz,
Le faict deux gist en aduenture.

Døden til paven

   La mort.
Vous qui viuez certainement
Quoy qu'il tarde ainsi danserez
Mais quand Dieu le scayt seullement
Aduisez comme vous serez
Dam Pape vous commencerez
Comme le plus digne seigneur
En ce point honoré serez
Au grand maistre est deu l'honneur.

Paven

   Le Pape.
Ha faut il que la dance meine
Le premier qui suis Dieu en terre
I'ay eu dignité souueraine
En l'Eglise comme sainct Pierre
Et comme autre mort me vient querre
Encore mourir ne cuidasse
Mais la mort à tous meine guerre
Peu vaut honneur qui si tost passe.

Døden til kejseren

         La mort.
Et vous le nompareil du monde
Prince & seigneur grand emperier
Laissé faut la pomme d'Or, ronde
Armes, sceptre, timbre baniere,
Ie ne vous lairray pas derriere
Vous ne pouuez plus signourir
I'emmeine tout c’est ma maniere
Les fils d'adam faut tous mourir.

Kejseren

         L'Empereur.
Ie ne sçay deuant qui i’appelle
De la mort qu’ainsi me demaine
Armer me faut de pic & pelle
Et d'vn linceul: ce m'est grand peine
Sur tout ay eu grandeur mondaine
Et mourir me faut pour tout gage
Qu’esse de ce mortel demaine
Les grands ne l'ont pas d'auantage.

Døden til kardinalen

         La mort.
Vous faictes l'esbahy se me semble
Cardinal sus legerement
Suyuons les autres tous ensemble
Rien ny vaut esbahissement
Vous auez vescu hautement
Et en honneur à grand deuis
Prenez en gré l'esbatement
En grand honneur se pert aduis.

Kardinalen

         Le Cardinal.
I'ay bien cause de m'esbahir
Quand ie me voy de si pres pris
[...]
Plus ne me vestiroy vert ne gris
Chappeau rouge, chappe de pris,
Me faut laisser à grand destresse
Ie ne l'auoye pas apris
Toute ioye fine en tristesse.

Døden til kongen

         La mort.
Venez noble Roy couronné
Renommé de force & prouësse
Iadis fustes enuironné
De grand pompe, de grand noblesse
Mais maintenant toute hautesse
Laisserez, vous n'estes pas seul
Peu aurez de vostre richesse
Le plus riche n'a qu’vn linceul.

Kongen

         Le Roy.
Ie n’ay pas aprins à danser
A dance & notte si sauuage
[...]
Que vaut orgueil, force lignage
Mort destruict c'est tout son vsage
Aussi tost le grand que le moindre
Qui moins se prise plus est sage
En la fin faut deuenir cendre.

Døden til legaten

         La mort.
Legat vous estes arresté
Dehors n’yrez ie vous affie
Tenez vous seur & appresté
Pour mourir ie vous certifie
Que mort auiourd'huy vous deffie
Entendez y, c'est vostre faict
En vie longue nul ne se fie
Le vouloir de Dieu sera faict.

Legaten

         Le Legat.
Du Pape i’auoye la puissance
Se ne fust c’est empeschement
D'aller comme Legat en France
Me faire me faut autrement
Car mourir vois quand ou comment
N’en quel lieu ie ne sçay pas
Dieu est qui le sçait seullement
Mort suyt l'homme pas apres pas.

Døden til hertugen

         La mort.
Tresnoble Duc renom auez
D'auoir faict par vostre prouésse
Par tout ou vous estes trouuez
Beaux faictz d'armes & de noblesse
Monstrez cy vostre hardiesse
Et dansez pour gaigner le pris
Humains, mort de chasser ne cesse
Les grands souuent sont premiers pris.

Hertugen

         Le Duc.
De mort suis assailly tres-fort
Et ne sçay tour pour me deffendre
Ie voy que la mort le plus fort
Comme le foible tend à prendre
Que dois-ie faire faut attendre
Patiemment & du bon cœur
A Dieu de ses biens grace rendre
Haut estat n'est pas le plus seur.

Døden til patriarken

         La mort.
Patriarche pour basse chere
Vous ne pouuez estre quitté
Vostre double croix qu’auez chere
Vn autre aura cest equité
Ne pensez plus a dignité
Ia ne serez pape de Rome
Pour rendre compte estes cite
Folle esperance deçoit l'homme.

Patriarken

         Le Patriarche.
Bien apperçoy que grand honneur.
Ma deçeu pour dire le voir
Mes ioyes á tourné en douleur
Et que vaut tant d'honneur auoir
Trop haut monter n'est pas sçauoir
Haut estat trompent gens sans nombre
Mais peu le veulent parceuoir
A haut monter, le faict encombre.

Døden til connétablen

         La mort.
Cest de mon droict que ie vous meine
A la danse gent connestable
Les plus fors comme charlemaigne
Mort prent c'est chose veritable
Rien ny vaut chere espouuentable
Ne fortes armes en cest assaut
D'vn coup i’abbas le plus estable
Rien n’est d'armes quand mort assaut.

Connétablen

         Le Connestable.
I'auoye encore intention
D’assaillir chasteaux, forteresses
Et mener à subiection
En acquerant honneurs, richesses
Mais ie voy que toute prouësse
Mort met au bas cest grand despit
Tout luy est vn douceur, rudesse
Contre la mort n'a nul respit

Døden til ærkebiskoppen

         La mort.
Que vous tirez la teste arriere
Archeuesque tirez vous pres
Auez vous pœur qu’on ne vous fiere:
Ne doutez vous viendrez apres
N'est pas tousiours la mort empres
Tout homme suyuant coste à coste
Rendre conuient debtes & prestz
Vne fois faut conter à l’hoste.

Ærkebiskoppen

         L'Archeuesque.
Las? ie ne sçay ou regarder
Tant suis par mort à grand destroict
Ou fuiray-je pour moy aider
Certes qui bien la cognoistroit
Hors de raison iamais n’ysteroit
Plus ne gerray en chambre paincte
Mourir me conuient c’est le droict
Quand faire faut c'est grand contraincte.

Døden til ridderen

         La mort.
Vous qui hantez les grands Barons
Auez eu renom, cheualier
Oubliez, trompettes, clairons,
Et me suiuez sans sommeiller
Les dames souliez resueiller
En y faisant trop longue piece
A autre danse faut veiller
Ce que l'vn faict l'autre despece.

Ridderen

         Le cheualier.
Or ay-ie esté auctorisé
En plusieurs faictz & bien fame
Des grands & des petits prisé
Auec ce des dames aymé
Ne oncques ne fus diffamé
A la court de seigneur notable
Mais à ce coup ie suis tout pasmé
Dessoubz le ciel n'a riens de stable.

Døden til biskoppen

         La mort.
Tantost n’aurez vaillant vn pic
Des biens du monde & de nature,
Euesques de vous il est pic
Nonobstant vostre prelature
Vostre faict gist en aduenture
De vos subiects faut rendre compte
A chacun Dieu fera droicture,
Pas n'est asseur, qui trop haut monte.

Biskoppen

         L'Euesque.
Le cœur ne me peut esiouir,
Des nouuelles que mort m'apporte
Dieu voudra de tout compte ouir,
C'est ce que plus me desconforte,
Le monde aussi peu me conforte
Qui tout à la fin des herite,
Il retient tout nul rien n'emporte
Tout se passe fort le merite.

Døden til adelsmanden

         La mort.
Aduancez vous gent escuyer
Qui sçauez de dancer les tours,
Lance portiez & escu cher
Auiourd'huy finerez vos iours
Il n'est rien qui ne prenne cours
Dansez, & penser de suyuir,
Vous ne pouuez auoir secours
Nul n'est qui puisse mort fuyr.

Adelsmanden

         L'Escuyer.
Puis que mort me tient en ses lacs
Au moins que ie puisse vn mot dire,
A Dieu deduict, a Dieu soulas,
A Dieu Dames, plus ne puis rire
Pensez de l’ame qui desire
Repos ne vous chaille plus tant
Du corps qui tous les iours empire,
Tous faut mourir on ne sçait quand.

Døden til abbeden

         La mort.
Abbé venez tost vous fuyez
N’ayez ia la chere esbaye
Il conuient que la mort suyuez
Combien que mout l'auez haye
Commandez à Dieu l'abbaye
Qui gros & gras vous à nourry
Tost pourriez apres la vie
Le plus gras est premier pourry.

Abbeden

         L'Abbé.
De cecy neusse point denuye
Mais il conuient le pas passer
Las or n’ay ie pas en ma vie
Gardé mon ordre sans cesser
Gardez vous de trop embrasser
Vous qui viuez au demourant
Se vous voulez bien trespasser
On s’aduise tard en mourant.

Døden til fogeden

         La mort.
Baillif qui sçauez qu’est Iustice
Et haut & bas en mainte guise
Pour gouuerner toute police
Venez bien tost à ceste assise
Ie vous adiourne de main mise
Pour rendre compte de son faict
Au tresgrand iuge, qui tout prise
Vn chascun portera son fais.

Fogeden

         Le Baillif.
He Dieu voicy dure iournée
De ce coup pas ne me gardoye
Or est la chance bien tournée
Entre Iuges honneur auoye
Et mort faict raualler ma ioye
Qui m’adiourne & sans appel
Ie ny voy plus ne tour ne voye
Contre la mort n'a point d'appel.

Døden til astrologen

         La mort.
Maistre pour vostre regarder
En haut ne pour vostre clergie
Ne pouuez la mort retarder
Cy ne vaut rien astrologie
Toute la genealogie
D'Adam qui fut le premier homme
Mort prend ce dict theologie
Tous faut mourir pour vne pomme.

Astrologen

         L'astrologien,
Pour sçience ne pour decretz
Ne puis auoir prouision
Car maintenant tous mes degretz
Vont mourir à confusion
Pour finalle conclusion
Ie ne sçait que plus rien descripue
Ie pers tout resolution
Qui voudra bien mourir, bien viue.

Døden til borgeren

         La mort.
Bourgeois hastez vous sans tarder
Vous n’auez auoir ne richesse
Qui vous puisse de mort garder
Se des biens dont eustes largesse
Auez bien vsé, c'est sagesse
D'autruy vient tout, à autruy passe
Fol est qui d'amasser se blesse
On ne sçait pour qui on amasse.

Borgeren

         Le Bourgeois.
Grand mal me faict si tost mourir
Rentes maisons, cens, nourriture
Mais pauure riches abaisser.
Tu faictz mort telle est ta nature
Sage n’est pas la creature
D'aymer trop les biens qui demeurent
Au monde, & sont siens de droicture
Ceux qui plus ont, plus enuie meurent.

Døden til kannikken

         La mort.
Sire chanoine prebandez
Plus n'aurez distribution
Ne gros ne vous y attendez
Prenez cy consolation
Pour toute retribution
Mourir tous conuient sans demeure
Ia ny aurez dilation
La mort vient qu'on ne garde l'heure.

Kannikken

         Le chanoine.
Cecy gueres ne me conforte
Prebandé suis en mainte eglise
Or est la mort plus que moy forte
Qui tout emmeine c’est la guise
Blanc surpelis, aumusse grise
Me faut laisser & a mort rendre
Que vaut gloire si tost bas mise
A bien mourir doibt chascun tendre.

Døden til købmanden

         La mort.
Marchand regardez par deça
Plusieurs pays auez cherché
A pied, à cheual de pieça
Vous n’en serez plus empesché
Voicy vostre dernier marché
Il conuient que par cy passez
De tout soing serez despesché
Tel conuoite qui a assez.

Købmanden

         Le marchant.
Iay esté à mont & à val
Pour marchander ou ie pouuoye
Par long temps à pied à cheual
Maintenant ie pers toute ioye
De tout mon pouuoir acqueroye
Or ay-ie assez mort me contrainct
Bon faict aller moyenne voye
Qui trop embrasse peu estraint.

Døden til skolelæreren

         La mort.
Hommes plusieurs sont chers tenuz
Au siecle & en religion -
Lesquels toutes fois sont venuz
De bien basse condition -
La doctrine & correction
De vous maistre telz les à faict
Or mourez vous conclusion
Homme par mort est tost deffaict.

Skolelæreren

         Le maistre d'escole.
Grammere est sçience sans fable
De toutes autres l’ouuerture
A ieune enfans conuenable
Car sans elle ie vous asseure
Qu'en autre sçience nont cure
D'entrer, par bon entendement
Ainsi le veut Dieu & nature
Par tout il faut commencement.

Døden til soldaten

         La mort.
Sus courcier ne cheual de pris
Homme d'armes ne monterez
Plus, puis que la mort vous à pris
Aduisez comme vous ferez
Le monde tantost laisserez:
N'attendez plus courir la lance
Regardez moy tel vous serez
Les yeux de mort sont a outrance.

Soldaten

         L'homme d'armes.
A Dieu le seruice du Roy
Que souloye faire soir & matin
De mort suis prins en desarroy
Sans respit iusques à demain
A ceste dance par la main
Ie suis mené píteusement
Mort y contrainct tout homme humain
Mourir faut on ne sçait comment.

Døden til karteuser

         La mort.
Homme d'arme plus rien ne reste
Allez sans faire residence
Cy n’e pouuez faire conqueste
Vous aussi homme d’abstinence
Chartreux prenez en patience
De plus viure n’ayez memoire
Faictes vous valoir à la dance
Sur tout homme mort à victoire.

Karteuseren

         Le chartreux.
Ie suis au monde pieça mort
Parquoy de viure ay moins enuye
Iaçoit que tout homme craint mort
Puis que la chair est assouuie
Plaisé à Dieu que l'ame rauye
Soit es cieux apres mon trespas.
C’est tout neant de ceste vie
Tel est huy, qui demain n'est pas.

Døden til sergenten

         La mort.
Sergent qui portez ceste masse
Il semble que vous rebellez
Pour neant faistes vous la grimasse
Son vous greue si appellez
Vous estes de mort appellez
Qui luy rebelle il se deçoit
Les plus fors sont tost rauallez
Il n'est fort que si fort ne soit.

Sergenten

         Le Sergent.
Moy qui suis Royal officier.
Comme m'ose la mort frapper
Ie faisoye mon office hier
Et elle me vient huy gripper
Ie ne sçait quel part eschapper
Ie suis prins deça & dela
Maugré moy me laisse happer
Enuys meurt qui apprins ne la.

Døden til munken

         La mort.
Ha maistre par la passerez
Ia n’est besoing de vous deffendre
Plus les hommes n'espouuenterez
Apres moyne sans plus attendre
Ou pensez vous, cy faut entendre
Tantost aurez la bouche close
Homme nest fort que vent & cendre
Vie donc, est mout peu de chose.

Munken

         Le moyne.
O i'aymasse mieux encor estre
Au cloistre & faire mon seruice
C’est vn lieu deuost & bel estre
Mais las, i’ay comme fol & nice
Au temps passé commis maint vice
Dequoy nay pas faict penitence
Suffisante, Dieu me soit propice
Chascun n'est par ioyeux qui dance.

Døden til ågerkarlen

         La mort.
Vsurier de sens desriglé
Venez tost & me regardez
D’vsure estes tout aueuglé
Qui d'argent gaigner tout ardez
Mais vous en serez bien lardez
Car se Dieu qui est merueilleux
N'a pitié de vous tout perdez
A tout perdre vn coup perilleux.

Ågerkarlen

         L'vsurier.
Me conuient il si tost mourir
Ce m'est grand peine & greuance
Et ne me pourroye secourir
Mon or, mon argent, ma cheuance
Ie vois mourir la mort m'aduence
Mais il men desplaist somme toute
Qu’est ce de mal accoustumance
Tel à beau yeux qui ne voit goutte.

Den fattige mand

         Le pauure homme
Vsure est tant mauuais peché.
Comme chascun dit & racompte.
Cest homme qui est accroché.
Sent bien la mort & n'en tient conte.
Mesme l'argent quen ma main compte
Encor à vsure me preste.
Il deuroit du tout rendre compte.
Pas n'est quitte qui doit de reste.

Døden til lægen

         La mort.
Medecin auec vostre vrine
Voyez vous icy qu’amander
Iadis sçeustes de medecine
Assez pour pouuoir commander
Or vous vient la mort demander
Comme autres vous conuient mourir
Tous n'y pouuez contremander,
Bon mire est qui se sçait guarir.

Lægen

         Le Medecin.
Long temps a qu'en l'Art de phisique,
I’ay mis toute mon estudie
I'auois sçience & pratique
Pour guarir mainte maladie.
Ie ne sçay que ie contredie
Plus n'y vaut herbe ne racine
N’autre remede qu’oy qu’on die.
Contre la mort n'a medecine.

Døden til frieren

         La mort.
Gentil amoureux gent & frisque
Qui vous cuydez de grand valeur,
Vous estes prins, la mort vous picque
Le monde lairrez a douleur
Trop l'auez aymé c’est folleur
Et à mourir peu regardé:
Tantost vous changera couleur
Beauté n'est qu'image fardé.

Frieren

         L'Amoureux.
Helas: or ny à il secours
Contre mort, a dieu amourettes,
Mout tost va ieunesse a decours,
A Dieu chappeau, bouquets, fleurettes,
A Dieu amans & pucelettes,
Souuienne vous de moy souuent
Et vous mirez si sages estes
Petite pluye abbat grand vent

Døden til advokaten

         La mort.
Aduocat sans long proces faire
Venez vostre cause plaider
Bien auez sçeu les gens attraire
De pieça non pas d'huy ne d'hyer
Conseil cy ne vous peut ayder
Au grand iuge vous faut venir
Sçauoir le deuez sans cuyder
Bon faict iustice preuenir.

Advokaten

         L'Aduocat.
C'est bien droict que raison se face
Icy ne sçay mettre deffence
Contre mort n’a respit ne grace
Nul n'appelle de sa sentence
I’ay eu de l'autruy quand i’y pense
De quoy ie doute estre repris
A craindre est le iour de vengeance.
Dieu rendra tout à iuste pris.

Døden til troubadouren

         La mort.
Menestrier qui danses & notes
Sçauez, & auez beau maintien
Pour faire esiouyr sotz & sottes
Qu'en dictes vous allons nous bien
Monstrer vous faut puis que vous tien
Aux autres cy vn tour de danse
Le contredire ny vaut rien
Maistre doit monstrer sa science.

Troubadouren

         Le menestrier.
D'ainsi d'anser ie n'ay point cure
Certes tres enuie ie m’en mesle
Car de mort n'est peine plus dure
I’ay mis soubz le banc ma vielle
Plus ne corneray sauterelle
N'autre dance mort me retient
Il me faut obeyr à elle
Sa dance point ne me reuient,

Døden til sognepræsten

         La mort.
Passez curé sans long songer
Ie sens qu’estes abandonné
Le vif, le mort souliez manger
Mais vous serez aux vers donné
Vous fustes iadis ordonné
Mirœr d’autres & exemplaire
De voz faictz serez guerdonné
A toute peine est deu salaire.

Sognepræsten

         Le Curé.
Vueille ou nom il faut que me rende
Il n'est homme que mort n’assaille
Hé de mes parroissiens offrande
N'auray iamais ne funeraille
Deuant le iuge faut que i'aille
Rendre compte, las douloureux
Or ay ie grand pœur que ne faille
Que Dieu quitte est bien heureux.

Døden til bonden

         La mort.
Laboureux qui en soing & peine
Auez vescu tout vostre temps
Mourir faut c’est chose certaine
Reculler n'y faut, ne contemptz
De mort deuez estre contens
Car de grand soucy vous deliure
Approchez vous ie vous attens
Fol est qui cuyde tousiours viure.

Bonden / arbejderen

         Le laboureux.
La mort ay souhaitte souuent
Mais volontiers ie la fuysse
I'aymasse mieux fist pluye ou vent
Estre aux vignes ou ie houysse
Encor plus grand plaisir y prise
Car ie pers de paour tout propos
Or n’est il qui de ce pas ysse
Au monde n’a point de repos.

Døden til promotoren

         La mort.
Promoteur venez á la court
Tantost & soyez aduisé
Respondre le long & le court
Du cas qui vous est imposé
C'est que vous estes accusé
Nauoir pas tousiours iustement
De vostre office bien vsé
En mal faict gist amendement.

Promotoren

         Le promoteur.
I'vsse demain receu six solz
D’vn homme qui est en sentence
Pour consentir qu'il fust absoubz
Se i’eusse esté en l'audience
Plus ne me faut penser en ce
Mort m’a surprins en son embusche
Prendre me faut en pacience
Bien charie droict qui ne tresbuche.

Døden til fængelsvagten

         La mort.
En soucy, peine & trauail,
Auez gardé prisons Geolier
Souuent on vous à faict resueil
Cuydant dormir ou sommeiller
Vous n'y sçauries plus trauailler
Venez danser sans plus de plaid
Maintenant il faut s’esueiller
Il faut mourir quand à Dieu plaist.

Fængelsvagten

         Le Geolier.
Ie tenoye de bons prisonniers
Desquels i’entendoye receuoir
Pleine ma bource de deniers
Pour depance, & pour auoir
Les garder ay faict mon deuoir
De les penser bien loyaument
Quand on meurt on doit dire voir
Dieu sçay qui dict vray ou qui ment.

Døden til pilgrimmen

         La mort.
Pelerin vous auez assez
Trotté & faict pelerinage
Trauaillez estes & lassez
Bien appert a vostre visage
C'est cy vostre dernier voyage
Que bon vous soit, faictes debuoir
La fin couronne tout ouurage
Selon l'œuure payement auoir.

Pilgrimmen

         Le pelerin.
En tout temps yuer & esté
Voyager estoit mon desir
Or suis par la mort arresté
I'en l’ouë Dieu quand est son plaisir
Et luy prie qu’il me doint l'oysir
De tous mes pechez confesser
Pour mon ame en repos gesir
Vn iour nous faudra tous laisser.

Døden til hyrden

         La mort.
   Berger dansez legerement
Icy n'est pas qu’on doit songer
Voz brebis sont certainement
Maintenant en autruy d'anger
Car vous serez pour abreger
Tost passé plus ne pouuez viure
Lestat de l'homme est tost changé
Qui meurt de maintz maux est deliure.

Hyrden

         Le Berger.
   Las or demeurent en danger
Mes brebis aux champs sans pastour
Loups affamez pour les manger
A ceste heure sont à l’entour
Ou pour leur faire aucun faux tour
Loups sont mauuais de leur nature
Son crie ilz fuyent, puis font retour
Sur tous viuans mort faict morsure.

Døden til franciskaneren

         La mort.
   Faictes voyes vous auez tort
Sus Berger. Apres cordelier
Souuent auez prescher de mort
Si vous deuez moins merueiller
Ia ne s'en faut esmay bailler
Il n'est si fort que mort n’arreste
Si faict bon à mourir vueiller
A toute heure la mort est preste.

Franciskanermunken

         Le Cordelier.
   Qu'est ce que de viure en ce monde
Nul homme a seurté ny demeure
Toute vanité y abonde
Puis vient la mort qu’a tous court seure
Mendicite point ne masseure
Des mesfaict faut payer l'amande
En bien peut d'heure Dieu labeure
Sage est le pecheur qui s’amende.

Døden til barnet

         La mort.
   Petit enfant n’a guere né
Au monde auras peu de plaisance
A la dance seras mené
Comme autre, car mort à puissance
Sur tout du iour de la naissance
Conuient chacun à mort offrir
Fol est qui n’en à cognoissance
Qui plus vit plus a, à souffrir.

Barnet

         Le petit enfant.
A, à. à, ie ne puis parler
Enfans suis i'ay l'a langue mue
Hier nasquis, huy men faut aller
Ie ne faictz qu’entrer & yssuë
Rien n’ay meffaict, mais de peur suë
Prendre en gré me faut c’est le mieux
L'ordonnance de Dieu se muë
Aussi tost meurt ieune que vieux.

Døden til degnen

         La mort.
   Cuydez vous de mort eschapper
Clerc esperdu pour reculler
Il ne s’en faut ia defripper
Tel cuyde souuent haut aller
Qu'on void accoup tost raualler
Prenez en gré allons ensemble
Car rien n’y vaut le rebeller
Dieu punit tout quand bon luy semble.

Degnen

         Le clerc.
   Faut-il qu’vn ieune clerc seruant
Qui en seruice prend plaisir
Pour cuyder venir en auant
Meure si tost c’est desplaisir.
Ie suis quitte de plus choisir
Autre estat, il faut quainsi danse
La mort m'a prins à son loisir
Peu aduient de ce que fol pense.

Døden til eremitten

         La mort.
   Hermitte ne faictes refus
De danser: faictes vous valloir
Vous n'estes pas seul, leuez sus
Pourtant moins vous en doit chaloir
Venez apres cest mon vouloir
Homme nourry en Hermitage
Ia ne vous en conuient douloir
Vie n'est pas seur heritage.

Eremitten

         L’Hermitte.
   Pour vie dure ou solitaire
Mort ne donne de viure espace
Chascun le voit, si s'en faut taire
Ie requiers Dieu qu’vn don me face
C'est que tous mes pechez efface
Bien suis content de tous ses biens
Desquelz i’ay vsé de sa grace
Qui n’a suffisance il n'a riens.

Døden

[...]
[...]
[...]
[...]
[...]
[...]
[...]
[...]

Døden til hellebardisten

         La mort.
   Sur les champs & par les village
Auez mangé mainte poullailles
Beu du vin & faict grand outrages
Sans en payer denier ne maille
A tout vostre chappeau de paille
Aduanturier venez auant
Vous danserez vaille que vaille
Autant vaut dernier que deuant.

Hellebardisten

         L’Aduanturier
   Ie crains trop passer le passage
De mort quand bien i’y regarde
Qui ne la craint il n'est pas sage
Plus rien n'y vaut ma hallebarde
Non feroit pas vne bombarde
Se ie me cuydoye deffendre
Chascun se tienne sur sa garde
Quand mort assaut il se faut rendre.

Døden til narren

         La mort.
   Ce que dansiez n'est que vsage
Mon amy sot, bien vous aduient
Autant le sot comme le sage
Tout homme a d'anser il conuient
L'escripture si m’en souuient
Dict en vn pas qui bien l’entend
L'ame s'en va point ne reuient
Chacune chose à la fin tend.

Narren

         Le Sot.
   Ilz sont maintenant bons amys
Et dansent icy d’vn accord
Plusieurs qui estoient ennemis
Quand ilz viuoient & en discord
La mort si les à mis d'accord
Laquelle faict estre tout vn
Sages & sotz quand Dieu l'accord
Tous mortz sont d'vn estat commun.

Den døde konge

         Le Roy mort.
   Vous qui en ceste pourtraicture
Voyez danser estatz diuers
Pensez que humaine nature
Ce n'est fors que viande à vers
Ie le monstre qui gis en vers
Moy qui estois Roy couronné
Telz serez vous bons & peruers
Tous estatz sont aux vers donné.

Autoriteten

         L'Aucteur.
   Rien n'est d'homme qui bien y pense.
C'est tous vens, chose transitoire
Chacun le void par ceste danse
Pource vous qui voyez l'histoire
Retenez la bien en memoire
Car homme & femme elle admonneste
D'auoir de Paradis la gloire
Heureux est qui es cieux faict feste

         Le Roy mort.
   Bon y faict penser soir & matin
Le penser en est profitable
Tel est huy qui mourra demain
Car il n'est rien plus veritable
Que de mourir ne moins estable
Que vie d'homme on l'appercoit
A l'œil, pourquoy ce nest pas fable
Le fol ne croit tant qu’il reçoit.

         L'Aucteur.
   Mais aucuns sont à qui n'en chaut
Comme sil ne fust paradis
Ne enfer, ou ilz auront chaut
Les liures que firent iadis.
Les saincts en demonstrent beaux dictz
Acquitez vous qui icy passez
Et faictes des biens plus n'en dictz
Bien faict vaut mout aux trespassez.

Så kommer kvinderne. I bøgerne i Troyes har priorinden og frøkenen byttet plads med hyrdinden og damen med krykker.

Autoriteten

         L'AVTHEVR
Mirez vous cy hommes & femmes
Et mettez vostre affection
A pensez à voz pauures ames
Qui desirent saluation
Cy bas n’est pas la mansion
Ou vous deuez estre tousiours
Mort met tout à destruction
Grant & petit meurt tous les iours.

   Pour noblesse ne pour honneur
Pour richesse ou pauureté
Pour porter estat de valeur
Ou pour toute mendicité
Ne differe mort equité
Mais autant d'vne part que d'autre
Sans auoir mercy ne pitié
Huy prent l'vn & puis demain l'autre.

Fire musikere

         Le premier mort.
   Venez dames & damoiselles
Du siecle & de religion
Veufues mariées & pucelles
Et autres sans exception
Ou de quelques condition
Toute danserez ceste danse
Vous y viendrez vueillez ou non
Sage est qui souuent y pense.

         Le second mort.
Quelz sont vos corps ie vous demande
Femmes iolyes tant bien parées
Ilz sont pour certain la viande
Qu'vn iour sera aux vers donnée
De vers sera donc dechirée
Vostre chair qui est fresche & tendre
Ia n'en demourera goulée
Voz corps apres deuiendront cendre.

         Le tiers mort.
   Compagnon bonne est ta raison
De ses femmes outrecuidées
Que leur corps sera venaison
De vers puans vn iour mangées
Et ne pourroient estre gardées
Pour or, argent, ne rien qui soit
Parquoy donc sont trop abusées
Qui ne s'amende il se deçoit.

         Le quart mort.
Femmes mirez vous en vn tas
Dossement des gens trespassez
Lesquels ont en diuers estats
Au monde, & leurs temps passez
Dont maintenant sont entassez
L’vn sur l'autre gros & menus
Ainsi serez or y pensez
La chair pourrie les os tous nudz.

Døden til dronningen

         La mort.
   Noble Royne de beau corsage
Gente ioyeuse à l'aduenant
I'ay de par le grand maistre charge
De vous emmener maintenant
Et comme chose bien aduenant
Ceste dance commencerez
Faictes deuoir au demourant
Vous qui viuez ainsi serez.

Dronningen

         La Royne.
   Ceste dance m’est bien nouuelle,
Et en ay le cœur bien surpris
Hé Dieu quelle dure nouuelle
A gens qui ne l'ont pas apprins
Las en la mort est tout comprins
Royne, dame, grande, ou petite
Les plus grands sont les premiers prins
Contre la mort n'a point de fuite.

Døden til hertuginden

         La mort.
   Apres madame la Duchesse
Vous viens querir & pourchasser
Ne pensez plus à la richesse
Aux biens, ne aux ioyaux amasser
Auiourd'huy vous faut trespasser
Pourquoy de vostre vie est faict
Follie est de tant ambrasser
On n’emporte que le bien faict.

Hertuginden

         La Duchesse.
   Ie n'ay pas encore trente ans
Helas à l'heure que commance
A sçauoir que cest du bon temps
Mort me vient tollir ma plaisance
I'ay des amys, & grand cheuance
Soulas, esbas, gens à deuis
Pourquoy moins me plaist ceste dance
Gens aises meurent fort enuys.

Døden til regenten

         La mort.
   Or sa madame la regente
Qui auez renom de bien dire
De danser, fringuer, estre gente
Sur toutes qu'on sçauroit eslire
Vous souliez autre faire rire
Festier gens & rallyer
Or est il temps de vous reduire
La mort si faict tout oublier.

Regenten

         La Regente.
Quand me souuient des tabouríns
Nopces, festes: harpes, trompettes,
Menestriers, douceines, clairins,
Et des grans cheres que i'ay faictes
Ie congnois que telz entrefaictes
En temps de mort n’ont point de lieu
Mais tournent en pauures emplaictes
Tout se passe fors aymer Dieu.

Døden til ridderfruen

         La mort.
Gentille femme de Cheualier
Qui tant aymez deduict de chasse
Il vous faut tost deshabiller
Et suyure le train de ma trasse
Cest bien chassé quand on pourchasse
Chose à son ame meritoire
Car au dernier mort, tout enchasse
Ceste vie est mout transitoire.

Ridderfruen

         La Femme du cheualier.
   Pas si tost mourir ne cuydoye
Et comment dea ie souppoye hier
Sur l'herbe verde à la sausoye
Ou filz mon espreuier goyer
En rien plus ne se faut fier
Et qu’est ce des faictz de ce monde
Huy rire demain larmoyer
La fin de ioye en deuil redonde.

Døden til abbedissen

         La mort.
   Dame Abbesse vous laisserez
L'abbaye qu’auez bien aymée
Qu'vn peu de bien emporterez
Plus n’en serez dame appellée
Vostre crosse d'argent dorée
Vne ne de voz sœurs portera
Qui apres vous sera sacrée
Tout fut d'autruy tout y sera.

Abbedissen

         L'Abbesse.
   Le seruice hyer ie faisoye
En l'Eglise comme abbesse
Et ma crosse d'argent portoye
A Matines & à la Messe
Et auiourd'huy faut que ie laisse
Abbaye, crosse, & conuent
Hé Dieu de ce monde qu'esse
On est de mort surpris souuent.

Døden til adelsdamen

         La mort.
   Dame ployez voz gorgerettes
Il n’est plus temps de vous farder
Voz atours, fronteaux, oreillettes,
Ne vous pourroient cy aider
Plusieurs sont deçeuz pour cuider
Que la mort pour leur habit flesche
Chacune y deust bien regarder
Pour habit mainte femme peche.

Adelsdamen

         La femme de l'Escuyer.
   He qu'ay ie meffaict ou mesdict
Dont doiue souffrir telle perte
I'auoye acheté au lendyt
Du drap pour taindre en escarlette
Ou i'eusse eu vne robbe verte
Au premier iour de May qui vient
Mais mon entreprinse est descouuerte
Tout ce qu’on pense pas n'aduient.

Døden til hyrdinden

         La mort.
   Pas ne vous oubliray derriere
Venez apres moy sa la main
Entendez plaisante bergere
On marchande cy main à main
Aux champs n’yrez plus soir ne main
Veiller brebis ne garder bestes
Rien ne sera de vous demain
Apres les vieilles sont les festes.

Hyrdinden

         La Bergere.
Ie prens conge de cœur entier
Que ie regrette à merueilles
Plus n'auray chappeau desglantier.
Car voicy piteuses nouuelles
A Dieu bergeres pastourelles
Et les beaux champs que Dieu fist croistre
A Dieu fleurs & roses vermeilles
Il faut tous obeyr au maistre.

Døden til kvinden med krykker

         La mort.
Apres pauures vieilles aux potences
Qui ne vous pouuez soustenir
Cy bas n'auez pas voz plaisances
Aussi vous en conuient venir
L’autre siecle est à aduenir
Ou pour vostre mal qu’auez voire
Pouuez à grant bien paruenir
Dieu recompense tout en gloire.

Kvinden med krykker

         La femme aux potences.
De vieillesse ne voy plus goutte
Parquoy ne crains gueres la mort
Dix ans y à que i'ay la goutte
Maladie me griefue bien fort
Mes amys ont le mien à tort
Et n’ay vaillant deux blancz contens
Dieu seul est tout mon reconfort
Apres la pluye vient le beau temps.

Døden til borgerinden

         La mort.
   Et vous aussi gente bourgeoyse
Pour neant certes vous excusez
Il est force que chacun voise
Comme voyez si aduisez
Voz beaux gorgias empesez
Ny font rien ne belle ceinture
Maintz hommes en sont abusez
En tous estatz il faut mesure.

Borgerinden

         La bourgeoyse.
   Mes gantz & colletz de fetisses
Ne m’exemptes point de mort
Mes grandes ioyes & delices
Me viennent icy à remort
Ma consçience tres-fort me mort
Des follies faictes en ieunesse
Qui me sont à rebours tres-fort
Ioye en la fin tourne en tristesse.

Døden til enken

         La mort.
   Femme veufue venez auant
Et vous aduancez de venir
Vous voyez les autres deuant
Il conuient vne fois finir
C’est belle chose de tenir
L'estat ou on est appellé
Et soit tousiours bien maintenir
Vertu est tout par tout loué.

Enken

         La femme Veufue.
Depuis que mon mary mourut
I’ay eu affaires grandement
Sans ce qu’aucun mait secours
Sinon mon Dieu tant seullement
I'ay des enfans bien largement
Qui sont ieunes & non pourueuz
Dont i'ay pitié, mais nullement
Dieu ne laisse aucuns despourueuz.

Døden til købmandsfruen

         La mort.
   Allons outre gente marchande
Et ne vous chaille de peser
La marchandise qu'on demande
C'est simplesse dy plus muser,
A l'ame deussiez aduiser
Le temps s'en va heure apres heure
Et n’est tel que d'en bien vser
Le merite & bien-faict demeure.

Købmandsfruen

         La marchande.
Et qui gardera mon ouurouer
Tendis que ie suis en malaise
Mes gens ne feront que iouer
Les biens leur viennent à leur aise
A Dieu ma balance & ma chaise
Ou i'ay eu les yeux diligens
Pour plus cher vendre dont me poise
Auarice deçoit les gens.

Døden til fogedinden

         La mort.
   Apres Madame la baillyue
Des quacquetz tenuz en l'eglise
Iugé auez par raison vifue
Maintes gens à la vostre guise
Ie vous signifie de main mise
Pour pouruoir autre en vostre lieu
Car au iourd'huy serez demise
Point ne se faut iouër à Dieu.

Fogedinden

         La Baillyue.
   Si femme se plainct de leger
La coustume nest pas nouuelle
Et s'entremette de iuger
Des faictz d'autruy & non pas d'elle
Chascune se repute telle
Que ce qu'elle faict est bien faict
Qu’oncques mal ne fut dict par elle
Il n'est rien au monde parfaict.

Døden til bruden

         La mort.
   Pour vous monstrer vostre folie
Et qu'on doibt sur la mort veiller
Sa la main espousée iolie
Allons tost vous des-abiller
Pour vous ne faut plus trauailler
Car vous viendrez coucher ailleurs
On ne se doibt trop resueiller
Les faictz de Dieu sont merueilleux.

Bruden

         L'Espousée.
   En la iournée qu'auoient desir
D'auoir quelque ioye en ma vie
Ie n'ay que dueil & desplaisir
Et s'il faut que tantost desuie
He mort pourquoy as tu enuie
De moi qui me prens si acoup
Si grand faute n’ay desseruie.
Mais il faut louër Dieu de tout.

Døden til den søde kone

         La mort.
   Femme nourrie en mignotise
Qui dormez iusques au disner
On vous chauffe vne chemise
Il est temps de vous desieuner
Vous ne d’eussiez iamais ieusner
Car vous estes trop maigre & vuide
A present vous viens adiourner
On meurt bien plustost qu’on ne cuide.

Den søde kone

         La femme mignote.
Pour Dieu qu’on me voise querir
Medecin ou apothicaire
Et comment me faut il mourir
I’ay mary de si bon affaire
Anneaux, robes, neuf ou dix paire
Ce morceaux cy m’est trop aigret
Mout se passe tost vaine gloire
Femme aise meurt à grand regret.

Døden til jomfruen

         La mort.
   Douce fille & belle pucelle
Ne vous chaille ia de laisser
La misere de vie mortelle
Qui conuient à chacun passer
Car qui voudroit bien tout trasser
Il n’a seurté n’arrest en lieu
Fors son sauuement pourchasser
Virginité plaist mout à Dieu.

Jomfruen

         La pucelle Vierge.
   En ce siecle ieunes & vieux,
Ne sont pas en grand seureté
De larmes sont souuent les yeux
Pleins pour enuie ou pauureté
Sont à vne ioyeuseté
Il vient apres quinze douleurs
Pour vn bien double aduersité
Plaisir mondain finit en pleurs.

Døden til teologinden

         La mort.
   Nous direz vous rien de nouueau
Madame la theologienne
Du testament vieux ou nouueau
Vous voyez bien que estes mienne
Et estes ja fort ançienne
Il faict bon cecy recognoistre
Et à bien mourir mettre peine
Cest beaucoup que de se congnoistre.

Teologinden

         La Theologienne.
   Femme qui de clergie respond
Pour auoir bruit ou qu’on l'escoute
Est des moruës de petit pont
Qui ont grans yeux ne voyant goutte
Sage est qui rondement si boute
Et qui trop veut sçauoir est beugle
Le haut monter souuent chair couste
Chascun en son faict est aueugle.

Døden til den nygifte

         La mort.
   Apres nouuelle mariée
Qui auez mis vostre desir
A danser & estre parée
Pour festes & nopces choisir
En dansant ie vous viens querre
Au iourd'huy serez mise en terre
Mort ne vient iamais à plaisir
Ioye s’en va soudain grand erre.

Den nygifte kvinde

         La nouuelle Mariée.
   Las demy an entier n'a pas
Que commence à tenir mesnage
Pourquoy si tost passer le pas,
Ne mes pas douceur mais grand rage
I'auoye desir en mariage
De bien faire mons & merueilles
Mais la mort m’oste mon courage
Vn peu de vent abbat grand fueilles.

Døden til den gravide

         La mort.
   Femme grosse prenez loisir
D'entendre à vous legerement
Car huy mourrez, c'est le plaisir
De Dieu, & son commendement
Allons pas à pas bellement
En iettant vostre cœur és cieux
Et n’ayez peur aucunement
Dieu ne faict rien que pour le mieux.

Den gravide kvinde

         La femme grosse.
   I'auoye bien petit de deduyt
De mon premier enfantement
Ie recommande à Dieu le fruict
Et mon ame pareillement
Helas bien cuydoye autrement
Auoir grand ioye en ma ieunesse
Mais tout va bien piteusement
Fortune se change tost & fine.

Døden til kammerpigen

         La mort.
   Dicte ieune fille tant habille
Renommée bonne chambriere
Ne respondez vous point belle fille
Sans tenir si rude maniere
Vous n'yrez plus à la riuiere
Bauer au four, ne à la fenestre
Cest icy vostre iournée derniere
Si tost meur seruante que maistre.

Kammerpigen

         La chambriere.
Quoy, ma maistresse m'a promis
Me marier & des biens faire
Et puis si ay d'autres amis
Qu’il luy aiderons à parfaire
De mort me voudroye bien retraire
I’en appelle on me faict tort
Mais sera tousiours à refaire
Peu de gens desirent la mort.

Døden til husholdersken

         La mort.
   Sçauez vous recommanderesse
Point vn bon lieu pour me loger
I'ay bien mestier que on m'adresse
Car nul ne me veux heberger
Mais i'en feray tant desloger
Que l'on cognoistra mon enseigne
Mourir vous faut pour abreger
Nul ne pert que l'autre ne gaigne.

Husholdersken

         La recommanderesse.
En la mort n’a point d'amitié
Et si ne faict riens pour requeste
Or, argent priere, ne pitié
Pour neant on si rompt la teste
Qui y veut resister est beste
La mort à nulluy ne complaist
Et faut tous danser à sa feste
Mourir conuient quand à Dieu plaist.

Døden til gammeljomfruen

         La mort.
Ma Damoiselle du bon temps
A tous vos ançiens atours
Il est de vous en venir temps
Nature en vous passe son cours
Vous ne pouuez viure tousiours
Ie vaz deuant, venez apres
Et ne faictes point long seiours
Vieilles gens sont de la mort pres

Gammeljomfruen

         La vieille Damoyselle.
I'ay voirement mon temps passé
Et aime mieux ainsi mourir
Que reuoir ce qui est passe
Et tant de miseres courir
I'ay veu pauures gens langourir
Et autres choses dont me tais
Enfans pour bien viure & mourir
Il n'est plus grand bien que de paix.

Døden til franciskanernonnen

         La mort.
Femme de grand deuotion
Serrez vos heures laissez mines
Et laissez contemplation
Car iamais n’yrez à Matines
Se voz prieres sont bien dignes
Elles vous vaudront deuant Dieu
Rien ny valent souspirs ne signes
Bonne operation tient lieu.

Franciskanernonnen

         La Cordeliere.
Ie remercie le Createur
A qui plaist de m'enuoyer querre
En louant le bon Redempteur
Des biens qu'il m'a donné sur terre
Aux tentations ay eu guerre
Qui est mout forte à demener
Dieu ayde qu’il veut requerre
Seruir Dieu est viure & regner.

Døden til den gæstfri kvinde

         La mort.
Femme d'acueil & amiable
A festier gens a planté
Acquis auez amis de table
Pour parler de ioyeuseté,
Le temps n'est tel qu'il à esté
Rien ne vaut icy vacabond
Parler, qui n’est que vanité
Ceux qui ont le bruit n’ont le bond.

Den gæstfri kvinde

         La Femme d'acueil.
   Auiourd'huy parens & amis
Promettant bien mons & merueilles
Et quand voyent qu’on est bas mis
Ilz baissent bien tost les oreilles
Et sont aussi sours comme fueilles
Qui vent faict voller par deux couple:
Et que vallent promesses telles
Vrays ne sont pas les amys doubles.

Døden til ammen

         La mort
Apres nourrice vostre beau filz
Nonobstant son couuertoir
Et son beau bonnet de trois filz
Vous ne le menerez plus iouër
Sans delay vous faut desloger
Car tous deux vous mourrez ensemble
Vous ne pouuez plus icy targer
La mort prent tout quand bon luy semble

Ammen

         La nourrice.
   A ceste danse, faut aller
Comme faict lauandiere en seine
Ie voudroye bien reculér
Mais ie me sens la bosse en laine
Entre les bras de mon alaine
C'est enfant meurt d'epydimie.
Cest grand pitié de mort soudaine
Nul n'est qui ait heure ou demie.

Døden til priorinden

         La mort.
   Se vous auez sans fiction
Tout vostre temps seruy a Dieu
Du cœur en sa religion
En laquelle auez faict veu
Celuy de qui auiez adueu
Vous recompensera loyaument
A son vouloir en temps & lieu
Bien faict, requiert bon payement.

Priorinden

         La Prieure.
   C'estoit en ma Religion
Seruir a Dieu tout mon desir
Au cloistre par deuotion
Dire mes heure a loisir
Or m’est venu la mort saisir
Au monde n'ay point de regré
Face Dieu de moy son plaisir
Prendre doibt on la mort en gré.

Døden til den unge kvinde

         La mort.
   Venez apres ma Damoiselle
Et serrez tous vos afficquetz
N’enchaut si estes laide ou belle
Laisser vous faut plaidz & quacquetz
Plus vous n'yrez en ses banquetz
Ou on sent si souef l’eau rose
Ne verrez iouster a rocquetz
Femmes font faire mille chose.

Den unge kvinde

         La Damoyselle.
Que me vallent mes grand atours
Mes habitz, ieunesse, beauté
Quand tout me faut laisser en plours
Outre mon gré & volonté
Mon corps sera tantost porté
Aux vers & a la pourriture
Plus ne sera pour moy iousté
Ioye mondaine bien peu dure.

Døden til landsbykvinden

         La mort.
Ha pauure femme de village
Suiuez mon train sans retarder
Plus ne vendrez œufs ne fromage
Allez vostre pannier vuider
Se vous auez bien sçeu garder
Pauureté, patience, & perte
Vous en pouuez vous amander
Chacun trouuera sa desserte.

Landsbykvinden

         La femme de village.
Ie prens la mort vaille que vaille
Bien en gré & en patience
Gens-d'armes ont prins ma poullaille
Et ont eu toute ma substance
De pauures gens nully n’en pense
Entre voisins n’est charité
Chacun veut auoir grand cheuance
Nul n’a cure de pauureté.

Døden til den gamle kvinde

         La mort.
   Et vous madame la gourrée
Venduz auez maintes surplis
Dont de l'argent estes fourrée
Et en sont vos coffres remplis
Apres tous souhaits accomplis
Conuient tout laisser & bailler
Selon la robe on faict les plis
A tel potage tel cuiller.

Den gamle kvinde

         La vieille.
A tout mon cas bien recognoistre
Ie n'ay pas vescu sans reproche
Me suis affeublée de mon maistre
Comme faict coquin de sa poche
I'ay souuent mis ses vins en broche
Et l’ay faict dependre en ma guise
Mais maintenant la mort approche
Tout va le pot à l'eau qu'il brise.

Døden til gensalgskvinden

         La mort.
   Approchez vous reuenderesse
Sans plus faire cy demouree
Vostre corps nuit & iour ne cesse
De gaigner pour estre honorée
Honneur est de pauure durée
Et se pert en vn moment d'heure
Au monde n’a chose asseurée
Tel rit matin qui au soir pleure.

Gensalgskvinden

         La Reuenderesse.
Hier ie gaignay bien deux escus
Pour surfaire subtilement
Ie ne sçay qui les ma tollus
Argent acquis mauuaisement
Ne faict ja bien communement
Helas ie meurs, c'est autre metz
Que prestre aye hastiuement
Car il vaut mieux tard que iamais.

Døden til frierinden

         La mort.
   Femme de petite valuë
Mal viuant en charnalité
Menez auez vie dissoluë
En tous temps, yuer & esté
Ayez donc le cœur espouuenté
Car vous serez de prest tenuë
Pour mal faict on est tourmenté
Peché nuyt quand on continuë.

Frierinden

         La femme amoureuse.
   A ce peché me suis soubzmise
Pour plaisance desordonnée
Pendu soit il qui my à mise
Et au mestier abandonnee
Las se i’eusse este bien menee
Et conduicte premierement
Iamais ny eussent este trouuée
La fin suy le commencement.

Døden til jordemoderen

         La mort.
Venez sa garde d'accouchées
Dressé auez maintz baingtz perduz
Et ses courtines attachées
Ou estoient beaux bouquetz pendus
Biens y ont esté despendus
Tant de motz dictz que c’est vn songe
Qui seront apres chers vendus
En la fin le tout vient en ronge.

Jordemoderen

         La garde d'accouchée.
I'ay voirement dressé maintz baingtz
Pour les comperes & commeres
Ou ont esté pastez de coingz
Mangez, d'arioles, goyeres,
Tartes, & faict mille grans cheres
Si tost qu’on à osté la table
Il n’en souuient à nulluy gueres
Ioye de manger est peu durable.

Døden til den unge pige

         La mort.
Tirez vous pres gente fillette
Baillez moy vostre doigt menu
Il faut que sur vous la main mette
Vostre dernier iour est venu
Mort n’espargne gros ne menu
Grand ou petit luy est tout vn
Payer on doit le temps venu
La mort est commune à chacun.

Den unge pige

         La ieune fille.
Ha ma mere ie suis happée
Voicy la mort qui me transporte
Pour Dieu qu’on garde ma poupée
Mes cinq pierre, ma belle cotte,
Ou elle vient tout elle emporte
Pour le pouuoir que Dieu luy donne
Vieux & ieune de toute sorte
Tout vient de Dieu, tout y retourne.

Døden til nonnen

         La mort.
   Marchez auant Religieuse
De vos faictz conuient rendre compte
Se point n’auez esté piteuse
Aux pauures, ce vous sera honte
En Paradis point on ne monte
Fors par degrez de charitê
Entendez bien a vostre compté
Tout ce qu’on faict y est compté.

Nonnen

         La Religieuse.
I'ay faict par tout ce que i'ay peu
Aux pauures selon leur venuë
Malades pensez, & repeu
Non si bien que i’estoxe tenuë
Mais si faute y est aduenuë
Dieu me pardonne la deffaille
Sa grace tousiours retenuë
Il n'est si iuste qui ne faille.

Døden til heksen

         La mort.
Oyez, on vous faict a sçauoir
Tous que ceste vieille sorciere
A faict mourir & deceuoir
Plusieurs gens en mainte maniere
Est condamnee comme meurdriere
A mourir ne viura plus guere
Ie la meine à mon cymetiere
Cest belle chose de bien faire.

Heksen

         La Sorciere.
Mes bonnes gens ayez pitié
De moy las pauure pecheresse
Et me donnez par amitie
Don de patenostre, ou de Messe
I’ay faict du mal en ma ieunesse
Dont icy achepte la peine
Ie prie Dieu, que mon ame addresse
Nul ne peut contre sa fortune.

Døden til den bigotte kvinde

         La mort.
Dieu ayme bien femmes deuotes
Qui ont leurs conscience nettes
Et hait sur toutes les bigotte
Portant chapperons sans cornettes
Comme aucunes sœurs collettes
Lesquelles par ypocrisie
En secretz pechez sont infectes
Deuant Dieu & sa compagnie.

Den bigotte kvinde

         La bigotte.
Pour verité me suis monstrée
Souuent meilleure que n'estoye
Aucunes fois bien desiunée
Faisant semblant que ie ieunoye
Et de ma bouche barbetoye
Sans dire vn seul mot ne lettre
Ie prie à Dieu qu'en bonne voye
Luy plaise ma pauure ame mettre

Døden til narren

         La mort.
   Sus tost margot venez auant
Estes vous maintenant derriere
Vous deussiez ja estre deuant
Et danser toute la premiere
Quel contenance, quel maniere
Ou est vostre fille marotte
Ne faut faire cy maigre chaire
Aussi bien danse sot que sotte.

Narren

         La sotte.
   Entre vous coincte & iolies
Femme, oyez ce que vous ditz
Laissez, à heure voz folies
Car vous mourrez sans contredictz
Las se i'ay mesfaict ou mesdictz
A ceux ie demande pardon
Ie requiers a Dieu Paradis
Demander ne puis plus beau don.

Den døde dronning

         La Royne morte.
   I’estoye Royne couronnée
Plus que autre doubtée & craincte
Qui suis icy aux vers donnée
Apres que de mort fut attaincte
Sur la terre ie suis contraincte
D'estre couchée à la renuerse.
Parquoy est dure ma complaincte
Bien charie droict qui ne verse.

   Prenez icy qui me regardez
Exemple pour vostre profit
Et de mal faire vous gardez
Ie n'en dictz plus il me suffit
Si non que celuy qui vous fit
Quand il voudra vous deffera
Deffaictz estiez quand vous refit
Qui bien fera bien trouuera.

Autoriteten

         L'Acteur.
   Vous seigneurs, & vous aussi dames
Qui contemplez ceste paincture
Plaise vous prier pour les ames
De ceux qui sont en sepulture
De mort n'eschappe creature
Allez, venez, apres mourrez
Ceste vie qui bien peu dure
Faictes bien vous les trouuerez.

   Iadis furent comme vous estes
Qui ainsi dance en façon telle
Allans, parlans comme vous faictes
De gens mort il n’est plus nouuelle
Ne il n’en chaut d’vne sinelle
Aux hoirs, ne amys des trespassez
Mais qu’ilz ayent argent & vaisselle
Ayez deux pitié, c'est assez.

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