Marginal tænkning: 13. La Vie de l'Homme

Vi har kigget på en alternativ dødedans, Accidens de l'Homme, og hvordan de samme billeder fandtes med to forskellige tekster.

Men der findes en anden udgave af de samme motiver. På titelbladet af en tidebog udgivet af Hardouyn står der: »heures a lusaige de Romme tout du long sans riens requerir. Avec les figures de la vie de lhomme: et la destruction de hierusalem«. Man kan ikke lade være med at holde af den tids mennesker: Skidt med at denne tidebog indeholder knap 200 sider med kristne bønner og billeder af hellige mænd og kvinder; det der skal sælge bogen er, at kanten på enkelte af siderne er dekorerede med "Menneskets liv" og "Jerusalems ødelæggelse".

Billederne er ganske store, og i tidebøgerne bringes der kun 1 per side. Jeg placerer dem dog to og to af praktiske hensyn. Billederne kommer i den rækkefølge, teksten angiver, hvilket er en helt anden rækkefølge end i de foregående udgaver:

Hardouyn, Adam og Eva
1.

Eve et Adam, puis leur création,
En commettant prévarication,
Trépassèrent la divine ordonnance.
Par le serpent, plein de déception,
Quand à la pomme firent oppression,
Tous les humains mirent sous ma puissance.

Hardouyn, Kain og Abel
2.

Leur fils Caïn me fit premier hommage,
En répandant le sang de son lignage,
Quand il occit Abel le bon et juste.
Par envie lui fit ce dur outrage
Et lui brassa ce très cruel breuvage
Dont en enfer est puni, comme juste.

Hardouyn, Soldater
3.

Ainsi donc en ma possession mise,
Ai prins depuis, à ma seule devise,
Ceux qu'il m'a plu, pour parfaire ma danse.
Dame nature est toute soumise
A mon bon vueil, à ma propre devise,
Sans excepter ne beauté ne vaillance.

Hardouyn, Okse
4.

Dessus ce bœuf, qui s'en va pas à pas,
Assise suis, et ne le hâte pas.
Tout à mon aise je mords et aiguillonne.
Les plus bruyants, sans règle ne compas,
Soient assurés que ne les doute pas.
Fussent-ils ducs ou rois portant couronne.

Hardouyn, Flok
5.

Age souvent qui est vieil et caduque,
Qui a blanchi soit tant noire perruque,
Endort les gens en tandis que je viens.
Ils ne craignent haubert d'acier ne hucque;
Soudain j'approche et sur leurs corps je bucque.
Tout à un coup les renverse en fiens.

Hardouyn, Soldater
6.

Dieu plusieurs fois, en vengeance cruelle,
Donne aux pécheurs dissention mortelle,
Pour leurs méfaits, laquelle on nomme guerre;
Et celle-ci tant de vivants martelle,
Que mon fier dard, fut plus clair qu'étincelle,
En est tout rouge; plus ne s'en faut enquerre.

Hardouyn, Le
7.

Par famine, fait les autres détruire
Dieu tout puissant, tant que nombrer ou dire
Impossible. En brief, je fais tout mourir;
Nul n'est qui peut de mon dard contredire,
Ne résister à si cruel martyre,
Pour languissant, en ce cas, contredire.

Hardouyn, Seng
8.

Mortalité, ma bonne chambrière,
Qui maints milliers en fait coucher en bière,
Souvent en terre, par lui seul est transmise.
Je la tiens chère; c'est ma propre bannière;
Mon vrai guidon pour tenir la frontière.
Nature humaine est à elle soumise.

Hardouyn, Tre venner
9.

Par le moyen de ces trois dures verges,
De mon royaume et châtelaines et concierges,
Plus cruelle que bête léonine,
J'engloutis hommes laids, lettrés, vierges;
Et en leurs mains fais tenir plusieurs cierges,
Par guerre et mortalité, famine.

Hardouyn, Seng
9½.

Ie ay maladie ma loyalle seruante
Qui de tuer pas tousiours ne se vante
Car a plusieurs elle donne respit
Celluy pourtant ia trop tot ne se vante
Car tout souldain sans faire longue attente
Ie les tresperce par vng coup trop subit.

Hardouyn, Tårn
10.

J'ai d'autre part, qui jamais ne sommeille,
Accident qui les humains travaille
En plusieurs sortes et diverses façons:
Par feu, par eau, par chute, c'est merveille;
Puis par poison, soit blanche, soit vermeille,
Dont accident en est vrai échanson.

Hardouyn, Kniv
11.

Puis ces brigands larrons, meurtriers, iniques,
Amis de mort et serfs diaboliques:
Car, par leurs mains, plusieurs me sont rendus.
Leur fait approuve et tiens pour authentique;
Mais nonobstant, je consens, par pratique,
Que les larrons soient au gibet pendus.

Hardouyn, Galge
12.

Car justice, qui souvent m'anticipe,
Larrons départ, l'un et l'autre dissipe,
Pour les faire venir en mes mains rendre.
L'un, par la corde, le bourreau émancipe;
L'autre est noyé, par ainsi je l'agrippe;
Car, à la fin, faut que compte on me rende.

Hardouyn, Kardinal
13.

Et mes exploits nullement ne restreins
Pour vaillance, noblesse, hauts trains,
Haute savoir, force, sens ou valeur;
Autant le roi que l'empereur j'atteins;
Car, pour certain, nul homme je ne crains,
Quand de mon dard je frappe par fureur.

Hardouyn, Troubadour
14.

Les fortunés et les mondains heureux,
Fais maintes fois dolents, craintifs, peureux,
Quand de mon dard si cruel les surmonte.
Pas en oubli ne mets ces amoureux:
Mais en ma danse, je les fais passer eux,
Car je ne tiens ne d'amours ne d'eux compte.

Hardouyn, Konge
15.

Je fais tarir à coup beauté mondaine:
Je fais tarir de force la fontaine;
Je fais pourrir les gens ainsi que fiens.
Fraîche couleur je réduis lâche et vaine,
Le sang muer et étreindre la veine.
Bref, je consomme tous plaisirs terriens.

Hardouyn, Kvinde
16.

Ces corps bien faits, ces féminins visages,
Peints et fardés, reluisants comme images,
Fais rédiger en matière pourrie.
Par un seul coup, très cruel et vorage,
Aux vers de terre donne leur pâturage
La blanche chair si tendrement nourrie.

Hardouyn, Bord
17.

Devant aussi mes douloureux assauts
Fais oublier aux nobles et vassaux
Biens et honneurs, terrienne bombance:
Pareillement, par mes cruels travaux,
Fais bien commettre de si énormes maux
Que Dieu souvent est mis en oubliance.

Hardouyn, Eremit
18.

Je fais aux bons leurs chemins et passages;
Aux mauvais montre qu'ils n'ont pas été sages,
Et l'homme mène au lieu de sa desserte;
Les bons conduis à leurs droits héritages;
C'est mon office, car selon leurs triages,
Ils ont par moi ou la gaine ou la perte.

Hardouyn, Ågerkarl
19.

Tout homme est né pour mourir une fois;
Mais plusieurs sont qui cuident toutefois
M'échapper et de moi être quittes;
Grands biens acquièrent et force écus de poids,
Font édifice : cela ne vaut tournois,
Car perdurables; n'ont sinon leurs mérites.

Hardouyn, Troubadour
20.

Là, ménestriers, sans vous tenir arrière,
Par vos beaux yeux et attrayant manière,
Autour de vous attrayez toutes gens,
Vous danserez à la danse dernière.
Or, approchez; vous saurez la manière,
Quelle note dansent ceux qui viennent céans.

Hardouyn, Hungersnød
21.

Aucun pays est puni par famine.
Par le peche ou du peuple / ou du prince.
Par ces mors cy ou tousiours ronge & mine.
Plusieurs terres / regions / ou prouince
Et tant en prens tant en rons tant en pince
Quon ne les peult nommer, dire, ou escrire.

Hardouyn, Flok
22.

Age souvent, qui est vieil et caduque,
Qui a blanchi, soit tant noire perruque,
Endort les gens en tandis que je viens.
Ils ne craignent haubert d'acier ne hucque;
Soudain j'approche et sur leurs corps je bucque.
Tout à un coup les renverse en tiens.

Hardouyn, Kvælning
23.

Devant aussi mes douloureux assauts,
Fais oublier tous les états mondains;
Et partieux heurs maints marris vassaux
Ote l'espoir de Dieu et de ses saints,
Quand je les tiens serrés entre mes mains.
[. . . . . . . . ]

Hardouyn, Døden
24.

Je suis la mort qui mène à toute fin,
Je n'ai parent, frère, ne ami, ne affin
Que je ne fasse tòt rédiger en poudre;
Et suis de Dieu à ce commise à fin,
Que nul ne soit, tant soit rusé ou fin,
Qu'il ne me doute autant que tonnerre ou foudre.

Hardouyn, Dommedag
25.

O bons humains qui oyez cette danse,
De bien danser ayez en souvenance.
Au jugement examinés serez
De votre juge, qui est ci en présence:
De bien danser vous aurez récompense,
De danser mal, bien cher l'achèterez.

Tidligere i samme tidebog er der et billede af Mariæ bebudelse. Bemærk Adam og Eva i midten.
Hardouyn, Bebudelsen

Historien er grundlæggende den samme som i Accidens de l'Homme: Døden praler af, hvordan han siden Adam og Eva har plaget menneskeheden sammen med sine hjælpere, Krig, Hungersnød, Sygdom og Ulykker. Teksten er lidt længere, så Dødens flok udvides med Aage (alderdom) og Justice (retfærdigheden, der henretter forbryderne).

Teksten virker mere helstøbt end i Accidens. For eksempel får vi en fornuftigt grund til, at billedet af Kain og Abel er med: "Kain var den første der viste mig (dvs. Døden) ære". Her i Vie forklarer teksten, hvorfor Døden rider på en okse, ("Dessus ce beuf"): Oksen bevæger sig som Døden, med langsomme skridt, men ustoppelig. Dødens tre våbenfæller, Krig, Hungersnød, Sygdom, bliver kaldt »Plus cruelle que bêste léonine« (mere grusomme end løve-bæster) og dermed bliver parallellen endnu tydeligere til de fire ryttere i Johannes' Åbenbaring: »han, der sad på den, hed Døden, […] Og de fik givet magt […] til at dræbe med sværd og sult og pest og jordens vilde dyr« (Åbenbaringen 6,8).

Detalje fra billede til venstre. Det minder en del om det billede, der indleder dansen.
Hardouyn, Bebudelsen

Rækkefølgen er anderledes. Det ser man især på Døden selv, der indleder de to forrige danse. I Vie er det derimod først til sidst, at det "afsløres", hvem der taler: »Je suis la Mort«. Strengt taget får Døden ikke det sidste ord, for det sidste billede viser Jesus ved Dommedag. På den anden side, er det vel ikke Jesus, der siger: »Hvis I danser godt bliver I belønnede, hvis I danser dårligt vil I betale dyrt«.

Men faktisk er det et problem at tale om rækkefølgen, for de enkelte udgaver varierer vildt med hensyn til rækkefølgen, antallet af vers, og hvilke billeder der illustrere hvilke vers (se evt. denne oversigt).

Teksten i ovenstående tabel er — med undtagelse af vers 9½ og 21 — skrevet ned af Thomas Mermet i bogen "La vie de l'homme, poëme de 1509, et la Destruction de Jérusalem", 1838.

Mermet var selv ejer af en tidebog af Hardouyn fra 1509. Hans tekst er på et mere moderne fransk og forsynet med tegnsætning og accenter, der gør den mere tilgængelig for moderne læsere. Der er enkelte fejl, men den håber jeg på at få kigget på snart.

Endnu et alternativt vers.
Hardouyn, Seng

Teksten er også skrevet ned af A. Méray i "Archives du bibliophile". Han udelader dog vers 1-3, 18 og 21-23. Méray fortæller blot, at han skriver af fra marginen i "en interessant tidebog fra Charles VIII's tid": »sur les marges d'un curieux livre d'heures de temp de Charles VIII«.

Billederne er relativt sjældne; i de fleste af Hardouyn's tidebøger er der ingen dødedanse. Der er sågar enkelte eksemplarer, der på forsiden lovede at indeholde "Les figures de la Vie de lHomme", uden at det var tilfældet. I enkelte bøger bringes træsnittene uden tekst som en slags "pynt".

Det er typisk, at der ikke findes to eksemplarer, der er ens. Jeg har opstillet en oversigt her. I den bog, Mermet beskriver, er vers 21, 22 og 23 kopier af henholdsvis vers 9, 5 og 17. Derimod har nogle få eksemplarer istedet et særskilt vers 21 (»Aucun pays est puni […]«), som jeg så har indtastet i tabellen foroven.

Andre eksemplarer har et andet alternativt vers: »Jay maladie ma loyalle servante […]« (billedet til højre). Jeg har givet dette vers nummer 9½ i ovenstående tabel.

Autoritet / Forfatter
Hardouyn, Forfatter
Dis des estas
Hardouyn, Dis des estas

Billede 23 (nummer 20 i Accidens) er meget sjældent. Tilsyneladende eksisterer der ikke en version af de to billeder, der i Accidens har numrene 15 og 19.

Accidens de l'Homme havde et 26. billede: forfatteren, der kommer med den afsluttende morale. Der er en person i samme bog som La Vie de l'Homme, der ligner denne forfatter meget (billedet til venstre), men han er ikke med i "La Vie de l'Homme". Han er en af de to mandlige og to kvindelige profeter, der bruges flittigt i andre afsnit af bøgerne, især i det, der handler om Jerusalems ødelæggelse.

Tolv af billederne er genbrugt i "Les dis des estas et la response de la mort" (billedet til højre). Ti billeder af mennesker (= "Les dis estas") samt Døden og Dommedag giver tilsammen 6 sider, eftersom billederne er ret store. Teksten er simpelthen den sidste linie fra hvert vers i Danse Macabre i Paris. F.eks. er »Mort nespargne petit ne grant« og »Tout est forge dune metiere« slutningen på de to vers, der indleder dansen, mens »Aux grans maistres est deu lhonneur« er slutningen af Dødens opfordring til paven.

Den interesserede læser henvises til den noget tørre tabel over rækkefølgerne. Istedet vil vi nu for en stund forlade disse marginaler og kigge på nogle mulige kilder. Det vil vise sig, at de to "ekstra vers" — dem, jeg gav nummer #9½ og #21, har lige så berettigede krav på at være med i La Vie de l'Homme, som de andre 22 har. Men først kigger vi på Dødens æble.

Gå fremad
 

De næste par afsnit handler ikke om marginaler, men kigger i stedet på kilder, der har inspireret disse cyklusser. Først: Dødens æble.

Det forrige afsnit handlede om Accidens de l'Homme.

Eksterne links

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Adam & Eva
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